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Conférence de Jean Vioulac: “Capitalisme et totalitarisme”

27/09/2013

Conférence de Jean Vioulac: “Capitalisme et totalitarisme“. Mardi 22 octobre, UQAM, 19h. 

La conférence est co-organisée avec l’aide du Collectif Société, la Faculté de Philosophie de l’Université Laval, la Chaire MCD-UQAM et le CÉGEP Édouard-Montpetit. Merci spécialement à François L’Italien, Joseph-Yvon-Thériault, Sophie Grenier et Jean-François Filion.

Jean Vioulac est professeur agrégé et docteur en philosophie, auteur notamment de L’époque de la technique. Marx, Heidegger et l’accomplissement de la métaphysique (PUF, Épiméthée, 2009) et de La Logique totalitaire. Essai sur la crise de l’Occident (PUF, Épiméthée, 2013). Il a enseigné à l’Université Paris-IV-Sorbonne, à la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, et dans plusieurs lycées de la région parisienne.

Résumé:

Le concept de totalitarisme a été élaboré au XXe siècle essentiellement pour défendre le modèle dit “libéral”, en lui opposant toute société régie par un pouvoir gouvernemental présenté comme liberticide. Ce faisant, ce concept ne faisait qu’accentuer et systématiser la position de Locke envers Hobbes, fondée sur l’hypothèse d’une liberté donnée à l’état de nature qu’il pouvait alors opposer au pouvoir coercitif de l’État. Mais le libéralisme contemporain ne peut en aucune façon être ramené à l’hypothèse d’un état de nature: ce qu’il oppose à l’État n’est pas la nature, mais le marché, lequel est un ordre artificiel régie par des lois propre à un certain type d’économie, à savoir le capitalisme. Un théoricien du néolibéralisme comme Hayek reconnaissait d’ailleurs pleinement l’artificialité du marché. La thèse du néolibéralisme consiste alors à dire que le fonctionnement automatique du marché est garant des libertés. Or l’analyse conjointe des sociétés soumises à la puissance de l’État et des sociétés soumises à la puissance du marché met en évidence leur analogie: dans les deux cas, il s’agit de produire l’humanité nouvelle appelée par la révolution industrielle, et de soumettre les sociétés à une mobilisation générale par une propagande massive, et ce par une planification de l’activité. À la planification de la production par le gouvernement du socialisme soviétique, le capitalisme américain n’a fait qu’opposer une planification de la consommation par le marché, et ce par le biais de la propagande publicitaire. Le danger de la puissance du marché tient alors à la fois à son efficacité et à son invisibilité, qui le mène à formater insensiblement les individus et à les soumettre aux micropouvoirs normatifs disséminés dans tout le champ social. En cela, le capitalisme est bien un totalitarisme, qui soumet tous les peuples à la même totalité planétaire.

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